La Galerie VisiOn vous présente les artistes exposés actuellement :

Dorothée Rothbrust : Plasticienne   ------------------------  Plus d'infos
Ingeborg Gastel : Sculpture de cuivre   ------------------------  Plus d'infos
Dietrich Gastel : Sculpture, Fusion de Verre   ------------------------  Plus d'infos
Philippe Demarchi : Sculpteur   ------------------------  Plus d'infos
Corinne Vallière : Sculptures   ------------------------  Plus d'infos
Ronald Searle : Dessinateur   ------------------------  Plus d'infos
Tom Hendo : Sculptures   ------------------------  Plus d'infos
Claire Marfisi et Claude Robin : Céramique sculpturale   ------------------------  Plus d'infos



Ingeborg Gastel


Sculpture de cuivre

  

 

1956 Naissance à Rottweil/Neckar(Allemagne)

1974-77Etudes de l’art du verre à l’école spécialisée de Hadamar(Allemagne)

1976  Création d’un atelier avec Dietrich Gastel à Lörrach. Travaille surtout pour des commandes dans le secteur de la peinture sur verre

Depuis 1988 se dédie à de nouvelles expressions artistiques :peintures/pastels/expos

Depuis 1999 sculptures sur métal, installations en verre dans le domaine privé et/ou public en Allemagne et à l’étranger

 

Le travail d’Ingeborg Gastel d’après Hans G. Schubert

traduit de l'Allemand par Maryse Gerhardt

C’est un conte pour enfants qu’on ne peut oublier : le voleur qui réussit à se faufiler dans la maison prend soudain si peur en voyant son ombre sur le mur du cimetière que son cœur s’arrête de battre.
Peter Schlehmil vend son ombre lors de son pacte avec le diable mais ce n’est que plus tard qu’il se rend compte qu’il lui a vendu son âme…..

Les ombres- du moins dans la littérature- ont toujours des traits très inquiétants. Ceci peut être parce qu’elles nous renvoient notre image à nous, les vivants, et nous rappellent en même temps ceux qui restent dans le royaume des ombres.

L’artiste Ingeborg Gastel crée des silhouettes en cuivre de couleur foncée. Elle est probablement influencée par les silhouettes si appréciées au temps de Goethe et du Biedermeier, mais c’est elle qui a découvert que grâce au passage du sculptural au bi-dimensionnel, on obtient la plus grande des précisions. La précision dans son projet artistique et dans sa thématique.
Quel est son sujet ?
C’est un sujet qu’elle a pour la vie : la Femme.
Chacun de ses travaux est empreint de son questionnement sans fin et chacun de ses travaux est une réponse provisoire.
Ses travaux nous ramènent à l’état originel, l’état lointain du paradis perdu.
Cependant ses œuvres sont emplies d’une joie de vivre bien réelle : elles peuvent danser, sauter, implorer le soleil ou même, qui sait, exprimer le sentiment de la victoire olympique.

Certaines sont plongées dans une affection amoureuse, cependant la couleur noire nous rappelle que l’origine et la mort sont noires elles aussi.


 

Hans G. Schubert zur Arbeit von 

Ingeborg Gastel.

 

Ein unvergessliches Kinderbuchbild: Der  erfolgreiche Dieb erschrickt beim Heimschleichen so über seinen plötzlichen Schatten an der Kirchhofsmauer, dass sein Herz vor Schreck stehen bleibt. Peter Schlehmil verkauft im Teufelspakt seinen Schatten und merkt erst später, dass er seine Seele vergab. Schattenfiguren haben - zumindest in der Literatur - höchst beunruhigende Züge. Vielleicht, weil sie  auf uns, die Lebenden verweisen und gleichzeitig auf jene, die untröstlich im Schattenreich hausen.

Die Künstlerin Ingeborg  Gastel  macht Schattenfiguren. Aus Kupferblech, dunkel getönt, in reiner Shilouette. Möglicherweise knüpft sie an den beliebten Scherenschnitten der Goethezeit und des Biedermeiers an. Jedenfalls entdeckte sie, dass bei dieser Reduktion des Skulpturalen auf das Zweidimensionale die grösste Treffsicherheit erzwungen wird. Eine Präzisierung in künstlerischer Absicht und Thematik.  Was ist ihr Thema? 

Es ist ein Lebensthema: Die Frau. Jede ihrer Arbeiten ist aus diesem unermüdlichen und unerschöpflichen Befragen  hervorgebracht. Jede Arbeit ist immer auch eine vorläufige Antwort, ein verweisendes Bild. Verweisend auf jenen Urzustand, jenen in weitester Ferne entrückten paradiesischen Zustand des Menschen. Zum andern sind ihre Figuren  von ganz diesseitiger Lebensfreude erfüllt. Hier können sie tanzen, springen, sonnenanbeterisch oder    - wer weiss -  mit olympiadischem Hochgefühl. Sporadisch sind sie in liebender Zuneigung versunken. Doch die dunkle Farbe kann daran erinnern, Ursprung des Lebens und Tod sind dunkel.

 

Juli 2006